Votre direction marketing est partie. Et maintenant.
Six mois de recrutement, c'est le coût visible. Le coût réel, c'est que personne n'arbitre pendant ce temps, que l'équipe se démobilise, et qu'on finit par recruter dans l'urgence le profil de la personne partie plutôt que celui dont l'entreprise a besoin.
Parlons de votre situation →Ce qui se passe vraiment quand la direction marketing part.
Le premier réflexe est de calculer le temps de recrutement. Trois mois pour trouver, un mois de préavis chez l'employeur actuel, deux mois avant que la personne soit productive : six mois, dans le meilleur des cas. C'est le coût visible.
Le coût réel est ailleurs. Pendant ces six mois, personne n'arbitre. Les campagnes déjà lancées continuent sur leur lancée, les fournisseurs travaillent sans direction, et les décisions qui demandent un jugement se reportent. L'équipe, elle, se met à demander des arbitrages au dirigeant, qui n'a pas le temps de les rendre. Au bout de trois mois, les meilleurs commencent à regarder ailleurs.
Le troisième coût est le plus insidieux : on recrute mal quand on recrute dans l'urgence. Sans direction en poste pour définir ce dont l'entreprise a réellement besoin, la description de poste reprend celle de la personne partie. On remplace un profil au lieu de combler un besoin.
Un VP marketing intérim occupe la fonction pendant le recrutement : il tient la barre, garde l'équipe mobilisée, et aide à définir puis à sélectionner la personne qui prendra la relève.
Les quatre-vingt-dix premiers jours, étape par étape.
Un intérim mal cadré devient une figuration coûteuse. Voici la séquence que je suis, dans cet ordre.
Tenir la barre et préparer la suite.
- Encadrement quotidien de l'équipe en place
- Arbitrage du budget et des engagements
- Pilotage des agences et des fournisseurs
- Décisions de mise en marché en cours
- Reddition de comptes à la direction générale
- Représentation du marketing au comité de direction
- Description de poste fondée sur le besoin réel
- Profil recherché et grille d'évaluation
- Évaluation technique des candidats
- Structure d'équipe à recommander
- Dossier de transfert documenté
- Accompagnement des premières semaines du successeur
Quatre réflexes à éviter dans les dix premiers jours.
Ce sont les décisions prises trop vite, dans l'inconfort du vide, qui coûtent le plus cher par la suite.
Ce qu'on me demande le plus souvent.
En combien de temps pouvez-vous commencer ?
Deux à trois semaines dans la plupart des cas, parfois moins quand la situation l'exige. C'est le principal avantage de l'intérim sur le recrutement : il n'y a ni préavis à donner ni période de transition chez un employeur précédent.
Combien de temps dure un intérim ?
De trois à neuf mois, selon la durée du recrutement. En dessous de trois mois, on n'a pas le temps de poser un diagnostic et de stabiliser l'équipe. Au-delà de neuf mois, la question à se poser n'est plus celle du remplacement mais celle du modèle : peut-être que le poste à temps plein n'est pas ce dont l'entreprise a besoin.
Serez-vous à temps plein pendant l'intérim ?
Rarement, et c'est voulu. Un intérim se joue habituellement entre trois et huit jours par mois, parce qu'une direction ne passe pas ses journées à décider. Dans les premières semaines, le rythme est plus soutenu, le temps de reprendre les dossiers. Il redescend ensuite. Si votre situation exige une présence quasi complète, je vous le dirai et nous ajusterons.
Est-ce que vous postuleriez pour le poste permanent ?
Non, et c'est ce qui rend mon avis sur les candidats utilisable. Une personne qui pourrait vouloir le poste n'est pas un juge neutre du processus de recrutement. Mon rôle se termine quand votre nouvelle direction est intégrée.
Que se passe-t-il si le recrutement échoue ?
Le mandat se prolonge le temps de reprendre la recherche, et surtout on cherche pourquoi : le profil visé était mauvais, la rémunération n'était pas au marché, ou le poste tel que défini n'est pas attrayant. Ces trois causes se corrigent, et l'entreprise repart avec une recherche mieux calibrée plutôt qu'avec la même annonce republiée.
L'équipe va-t-elle accepter un dirigeant temporaire ?
Cela dépend presque entièrement de la façon dont le dirigeant annonce le mandat. Une annonce claire sur le rôle, l'autorité et la durée, faite par la direction générale, règle l'essentiel. Le reste se joue dans les rencontres individuelles des deux premières semaines. L'expérience montre qu'une équipe sans patron accueille en général très bien quelqu'un qui prend des décisions.
Les autres façons d'aborder la question.
30 minutes pour explorer ensemble.
Sans engagement, sans facturation. Je prends le temps de comprendre votre contexte, vos objectifs et vos défis. Si une collaboration s'annonce, nous structurons la suite. Sinon, vous repartez avec quelques pistes concrètes pour avancer.
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